La jeunesse Unia lance une campagne contre la xénophobie. Nous voulons éliminer les causes responsables/à l’origine de la xénophobie. La campagne des jeunes Unia est basée sur le pluralisme social et s’oppose à la division sociale entre ceux qui appartiennent ou non à un Etat.
Xénophobie : Causes et – effets
Comme le fait comprendre le titre de notre campagne, nous ne voulons pas nous limier à critiquer les multiples formes que la xénophobie prend dans notre vie quotidienne, ni toutes les conséquences odieuses qu’elle engendre. Nous ne voulons pas non plus nous limiter à critiquer les cercles conservateurs ou de la droite, qui préconisent une Suisse sans étrangers et d’une nation avec des (pseudos) valeurs nationales. Nous voulons éliminer les causes responsables de la xénophobie et combattre ses dérives. Nous voulons en indiquer et critiquer la cause : La construction de la nation.
La catégorisation des personnes basée sur leur appartenance à une nation est due à des causes précises : les Etats nationaux eux-mêmes distinguent les citoyens faisant partie de leur équipe et les migrants, étrangers à ce cercle, créant ainsi la première cause de la xénophobie. L’être humain vient au monde par hasard sur un morceau de terre déterminé et doit se soumettre au pouvoir régissant cette partie de terre. Pourtant : une telle soumission n’est pas un acte naturel ni l’œuvre de la personne (nouveau-né).
Les avantages que le pouvoir peut tirer du statut donné à ces personnes désignées comme non appartenant à la nation :
Face à cette situation, les campagnes cherchant à promouvoir l’image des étrangers « utiles à la Suisse », sont vouées à l’échec. D’une part parce qu’elles alimentent l’absurde division entre citoyens et étrangers, et d’autre part, parce qu’elles permettent ainsi que les étrangers soient jugés sur la base de quand et comment ils participent au succès de la Suisse. Qu’en est-il des étrangers qui ne peuvent rien offrir à la Suisse? Qu’en est-il des étrangers qui sont obligés de recourir à l’assistance sociale et financière? Voulons-nous vraiment que les personnes s’identifient toujours plus à leur nationalité et n’aient pour seul but que le succès (économique) de l’Etat national?
Nous ne comprenons pas pourquoi un membre du conseil d’administration de Genève et un menuisier de Saint Gall, devraient avoir le même sentiment d’appartenance, uniquement parce qu’ils subissent le même pouvoir. De la même manière nous ne voyons pas pourquoi, au nom du succès de la Suisse, nous devrions accepter des horaires de travail plus étendus, des coupes salariales et d’autres choses encore. Ceux qui plaident pour une cause commune de la nation, éclipsent les intérêts et les confrontations à l’intérieur de la société capitaliste.
Abattre les frontières : éradiquer la xénophobie
Nous ne voulons plus entendre parler de nations, de xénophobie et de racisme. Stop au capitalisme garanti par l’Etat et que les personnes doivent servir au nom de la nation. Notre lutte est synonyme de « bas contre haut » et classe contre classe, sans distinction entre citoyens et étrangers!
Dépassons les frontières – de la nation et dans nos esprits.
Eliminons les causes de la xénophobie – dans la logique et sur la carte.